Best Kindle Online Petits Poèmes Russes (french Edition)

Petits Poèmes Russes (french Edition)

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22gigantes.com - Présentation de l'éditeur L’ANTCHAR - Au désert calciné, sur le sol qui se ride En rêches ornières de char, Ainsi qu’une vigie effrayante, l’Antchar, Seul, se dresse en l’azur torride. La steppe l’enfanta dans un bris de tison Un jour de colère assassine, Et, des feuillages morts du faîte à la racine, Il est tout imbu de poison. L’ardent poison qui suinte à travers son écorce. Fondu par l’air de flamme et d’or, Le soir, résine épaisse et diaphane encor, Se fige en stalactite torse. L’oiseau ne vole pas vers lui, se mêle au ciel ! Et l’effroi du tigre l’évite ; Seul, l’ouragan se rue à l’arbre, passe vite Et s’enfuit, pestilentiel. Si la nuée au gré des souffles promenée Mouilla le branchage endormi, LA PETITE FLEUR -Fleurette sans parfum, flétrie En ce vieux livre où nul ne lit. Mon âme en te voyant s’emplit D’une inquiète rêverie. Où t’ouvris-tu ? sous quelle aurore ? Pour plus d’un jour ? ou sans demain ? Une étrangère ou tendre main Te mit-elle où tu meurs encore, HESPERUS - Crépuscule - Dans Francfort-sur-le-Mein, la ville électorale, Près de la Judengasse et de la cathédrale, A l’angle d’un marché houleux comme une mer, Derrière un mur penchant qui s’adosse au Rœmer Et dont le plâtras noir, jadis peint à la fresque, Montre encore une Vierge en habit de moresque, Agonisa, trente ans, dans l’imbécillité, Un pauvre homme vaincu par l’âge ou dévasté Par quelque vieille angoisse incessamment accrue. Les ans lourds l’avaient fait tout petit. De la rue On criait : « Tiens, un nain ! » Il ne répondait pas, Et sa droite s’ouvrait en guise de compas Pour mesurer l’éther immense et les nuées. Ça puérilité consentait aux huées ; Et l’eût-on voulu battre, il n’aurait pas dit non. Les uns le croyaient juif. On savait mal son nom. S’il mangeait, aussitôt du coin de la ruelle Mille petits cailloux volaient vers son écuelle ; Il mangeait les cailloux sans se plaindre, et le lieu Fut célèbre parmi les enfants pour ce jeu. Deux fois le jour, ayant sur l’épaule une cruche, Il gagnait la fontaine où bourdonne la ruche Des servantes qui vont bras nus et sans corset ; Mais le cercle folâtre alors s’étrécissait Autour du pilier qu’orne un Bacchus dérisoire, Pour empêcher le nain de puiser ou de boire.C’est là que je le vis pour la première fois. Une fille, en riant, lui donnait sur les doigts D’une clé qu’elle avait dans la main. Plus cruelle, Une autre demandait au vieux s’il voulait d’elle, Provocante et, du doigt, soulevant son fichu. Lui, songeait. J’observai que cet être, déchu Plutôt que vil, avait dans les yeux ces ténèbres Hagardes et qui sont d’ailleurs les plus funèbres, Où quelque chose encor se souvient d’avoir lui. Il rentra, mais j’avais marché derrière lui, Et je vis le dedans hideux de sa logette.